Un réseau pour l’étude des Services Ecosystémiques assurés par la BIOdiversité dans les Paysages Agricoles

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Sebiopag sur le dossier de presse Biodiversité : les chercheurs de l'Inra engagés, publié le 29/04/2019


A lire en page 5 un court texte sur le réseau SEBIOPAG

En ligne: http://presse.inra.fr/Communiques-de-presse/Biodiversite-les-chercheurs-de-l-Inra-engages Voilà l’encart sur le réseau SEBIOPAG: " C’est une initiative inédite par son ampleur et les moyens mobilisés. Le réseau SEBIOPAG s’est donné pour objectif d’évaluer, sur le long terme, l’impact de la composition du paysage et des pratiques agricoles sur le potentiel de régulation des bio-agresseurs par les populations d’auxiliaires. Depuis 2014, des équipes réparties dans cinq régions (Armorique, Vallées et Coteaux de Gascogne, Plaine et Val de Sèvre, Vergers et Basse Vallée de la Durance, Plaine de Saône), étudient, à partir d’un protocole commun, le fonctionnement et l’évolution de parcelles de cultures annuelles ou pérennes (vergers), disséminées dans des paysages d’un kilomètre de diamètre. Ils contrôlent notamment le niveau de prédation des bioagresseurs en fonction de l’utilisation de pesticides et de l’organisation du paysage, grâce à des proies sentinelles (pucerons, graines d’adventices, oeufs de lépidoptères) disposées dans chacune des 100 parcelles du réseau. Surtout, les chercheurs collectent l’ensemble des informations relatives aux pratiques agricoles, et notamment la fréquence, la quantité et le type de produits phytosanitaires utilisés. Et comme le suivi s’effectue sur plusieurs années, là encore c’est inédit, les données recueillies prennent aussi bien en compte les effets de la séquence de rotation des cultures annuelles, que l’influence de la météo sur la dynamique et la stabilité à moyen et long termes des populations d’auxiliaires. Recueillir de tels jeux de données est un processus long et parfois délicat, mais le jeu en vaut la chandelle. L’étude démontre ainsi que si la composition du paysage qui entoure la parcelle influe sur l’intensité du contrôle biologique dont elle peut profiter, cette influence est largement affectée par la pression en pesticides exercée sur la parcelle. Cela implique que pour optimiser les effets du biocontrôle, il faut envisager le paysage dans son ensemble, et non pas traiter indépendamment la parcelle et les milieux semi-naturels pouvant servir de refuge aux auxiliaires. Une suite envisagée pour la valorisation du réseau SEBIOPAG consiste à exploiter l’ensemble des données pour développer un modèle spatial permettant de tester des scénarios, co-construits avec les acteurs locaux, de changement des séquences de rotation des cultures ou d’augmentation de la diversité des espèces cultivées, et d’observer les effets sur le contrôle biologique à l’échelle d’un paysage."

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